138 posts categorized "Technologies & prospective"

24/11/2009

Just an illusion

Just an illusion: picture WAA 1920x1080_40140 by NSC Creative

D'ici quelques semaines, le super collisionneur LHC devrait permettre d'observer les premiers bosons de Higgs, particules au coeur de la matière dont l'existence est prédite depuis des dizaines d'années mais encore non vérifiée.

A moins que nos descendant ne viennent du futur pour nous en empêcher, comme semblent le croire certains chercheurs intrigués par les invraisemblables entraves rencontrées dans cette quête. Selon eux nul ne sait ce qui va se passer lorsqu'on produira le premier boson de Higgs. Un peu comme lors de la première bombe atomique, certains savants se demandaient si la réaction allait s'arrêter. Il faudrait alors que les conséquences soient sacrément catastrophiques pour que nos descendants prennent la peine de revenir nous voir afin appliquer le principe de précaution le futur lui même bloque le processus...

Mais en dehors de ce scénario de science fiction, on peut en savoir plus sur la façon dont fonctionnera vraiment le LHC: un simulateur en ligne très pédagogique vous permet de prendre les manettes du LHC et réaliser les réglages afin de monter la tension à plus de 7 000 000 000 000 d'electron-volts pour enfin trouver dans les mesures, la trace du fameux boson mystère et de plusieurs autres particules exotiques.
A moins qu'un bug improbable fasse planter votre ordinateur juste avant...


Pour en savoir plus sur la théorie du futur qui bloquerait la production du boson de Higgs, recherchez la vertigineuse citation d'Einstein dans Google : "separation between past, present and future is only an illusion"

MAJ 25/11: Les premières collisions ont bien eu lieu le 23/11/2009 au LHC. Mais les puissances sont encore trop faibles pour observer le boson de Higgs. Cela va monter progressivement.


Credit-photo: WAA 1920x1080_40140, première mise en ligne par NSC Creative.

02/08/2009

Le Web carré (Web²)

Intrigué par le billet de Fred Cavazza, j'ai visionné la vidéo qui introduit le concept web². L'objectif est clair: Il faut relooker la marque Web2.0 qui ne fait plus rêver les investisseurs et n'aide plus à vendre les services en période de crise. "Update the thinking"; telle une popup windows qui sugit sans que l'on ai rien demandé, les gourous du web US nous proposent de mettre à jour notre jargon web pour mieux vendre les nouveaux produits et technologies.

Le nom et le logo sont bien trouvés. En revanche la vidéo et le contenu sont moins convaincants. Cela donne l'impression d'un très bel emballage mais le contenu est un peu baclé.

La liste des enjeux et innovations est déroulée sans que s'en dégage la moindre cohérence ou tendance de fond. Un joli fourre-tout dont on ne sait pas quoi faire.

Cela devient clair dès le moment ou le speaker nous indique que le web est une plate-forme. S'il y a bien un terme fourre-tout, c'est le terme de plate-forme. Le web est tout sauf plat ! L'innovation est partout et nul ne sait quel standard va s'imposer. Chaque developpement est remis en cause régulièrement du fait de la compétition intense des services et formats. Le web est plus un bouillon remuant qu'une base solide et plate à partir de laquelle on peut construire sans se poser de question...

A défaut d'une réelle cohérence, la liste d'innovations et d'enjeux mise en exergue à au moins l'avantage de souligner des problématiques on nettement changées depuis 3 - 4 ans. Sur ce point, le lancement de ce concept com' est réussi: Il y a fort à parier que d'ici la fin d'année le Web² occupe la couv de nombreux magazines et s'incruste dans un grand nombre de supports commerciaux.

Mais côté innovation et entrepreuriat, ce n'est pas cela qui va aider à identifier les voies d'avenir.

====la video du Web²===

06/06/2009

Google Wave

La présentation de Wave, le nouveau standard ouvert de Google est la chose la plus bluffante que j'ai vu sur le net depuis bien longtemps.
De nombreuses discussions techniques tentent déjà d'évaluer le potentiel de ce système qui sera Open source avant même sa sortie.



A terme de la longue et passionnante démo de l'équipe de Google voici mes remarques:

  • Pourquoi diable l'équipe de Netvibes n'a t'elle pas fait évoluer son service vers cela ?
  • Va t'on pouvoir faire tomber le mur qui sépare le consommateur web du marchand en rendant toutes les pages des boutiques interactives ?
  • J'ai bien fait d'opter pour l'HTC Magic au lieu de l'iPhone: ma dépendance à Google n'est pas prêt de diminuer...
  • Mais comment Google va t'il gagner des sous avec ce truc ?

22/05/2009

WiGig (802.11ad): La fin des cables Ethernet

10 à 20 fois plus rapide que le WiFi et sans fil, voilà ce que promet la Wireless Gigabit Alliance à propos de la nouvelle norme 802.11ad de son petit nom WiGig.
En reseau domestique, ce type de débit n'est actuellement possible que via les encombrants câbles ethernet.

L'intégration dès 2010 des premières puces WiGig dans les équipements high-tech serait un pas de plus significatif vers le tout wireless. Reste au consortium qui promeut cette norme à la faire adopter par les fabricants. En la matière ce ne sont pas toujours les solutions les plus performantes qui s'imposent, mais on peut au moins être certain que d'ici à deux ans la lenteur des connexions sans fil ne sera plus qu'un lointain souvenir.

Côté usage, le raccordement des équipements TV ou Hi-fi sans fil sur le reseau n'en sera que plus simple, rapide et fiable. Le téléchargement de fichiers sera encore plus instantané et difficile à contrôler. Un des objectifs de cette technologie est delever les dernières barrières à la transmission de video HD entre appareils numériques.

Du même coup les TV LCD Wireless devraient se démocratiser car les futurs pc portables équipés de ces puces pourraient remplacer tout le kit boitier actuellement nécessaire pour faire fonctionner un modèle comme le superbe mais onéreux Sony EX 1.

Ajoutez à tout cela que l'INRIA vient de rendre public un programme pour exploiter les casques electrodes qui fleurissent depuis deux ou trois ans (cf ma note "devine à quoi je pense" de 2005...): D'ici trois à quatre ans on devrait pouvoir lancer un streaming depuis son canapé sur l'écran de son choix par la simple pensée !

15/04/2009

Tendances web 2009

Henri Kaufman déplore de ne pas avoir croisé de webmarketeur et d'emarchands français au web2.0 de San Fransisco. Son compte rendu video n'en a que plus d'intérêt.


17/02/2009

Netneutral

Très instructive vidéo qui circule chez Korben et MrBoo a propos de la concentration des infrastructures et services web.

Quelques remarques sur le propos de Benjamin Bayart:


Minitel 2.0 par Benjamin Bayart from gaspard on Vimeo ou sur FDN.

- Les serveurs centralisés c'est le risque que la police débarque chez l'hébergeur sans prévenir et récupère vos données. Certes, mais avoir son serveur chez soi c'est aussi le risque qu'il crame sans prévenir avec toutes les données ou qu'il disjoncte avec le dégât des eaux du voisin du dessus. Un certain degré de centralisation permet non seulement des économies d'énergie mais aussi une réduction du risque.

- Le brevet c'est la fermeture. C'est une idée reçue fausse. La fermeture c'est de ne rien diffuser, de tout garder confidentiel. Ce que fait Michelin avec ses pneus depuis des décennies.
Le brevet oblige a rendre public le procédé, et donc permet de l'améliorer. C'est différent de la logique du libre: c'est à mi chemin entre l'ouverture totale et le top-secret.

- Chacun devrait pouvoir héberger ses contenus dans sa box ou son mobile. L'idée est visionnaire et la barrière principale réside effectivement dans le débit asynchrone des connexions Internet. Voilà un excellent argument au déploiement généralisé de la fibre qui pourrait de cette façon créer une nouvelle vague de révolution des usages.

- La recherche est plus simple quand on centralise. Je n'ai pas évoqué ce point dans ma note à propos de la régulation des moteurs de recherche. C'est pourtant un sujet qui me travaille l'esprit depuis un certain temps. Je suis intimement convaincu que la rupture technologique à Google est dans la décentralisation des recherches.

07/02/2009

Search engine regulation ?

 Est il possible et souhaitable de fixer des règles à l'activité des moteurs de recherche sur Internet ?

Je vais tâcher de dresser dans cette note un petit état des lieux des enjeux autour de cette question qui est loin d'être simple.

4 thèmes se croisent autour de l'activité de la recherche automatisée sur Internet (search engines):

  • Le respect de la vie privée: cookies, analyse comportementale, recroisement de données...
  • Le droit d'auteur: copie et stockage de contenus dans des caches pour réaliser des traitements
  • Dilemne entre diffamation et liberté d'expression: propagation de rumeurs et propos diffamants, censure...
  • Manipulation des résultats: Conflit d'intérêt entre référencement naturel et programmes publicitaires, modification humaine des résultats d'algorithmes...

Le fond du problème c'est qu'aucune d'entre elles n'est propre qu'aux moteurs de recherches. Mais en combinant les zones de flou de chaque sujet, l'activité de moteur de recherche commence à interpeller sérieuseent. Au vu de leur place centrale dans les usages actuels d'internet, il est peut être temps de commencer à y réfléchir activement.


Back to 2003

En Europe, dans un rapport sur directive liée au commerce electronique (adoptée en 2000), la commission européenne a proposé de ne pas fixer de cadre à l'activité des search engines car ils étaient un formidable levier de développement pour l'e-commerce trans-européen.
Le rapport en question précise qu'il faut continuer à observer et analyser cette activité et les décisions prises par chaque état membre au niveau réglementaire. Elle souligne en particulier les difficultés pratiques à ne pas entraver le droit d'expression si on bloque ou flitre les résultats.

"the Commission will, in accordance with Article 21, continue to monitor and rigorously analyse any new developments, including national legislation, case-law and administrative practices related to intermediary liability and will examine any future need to adapt the present framework in the light of these developments, for instance the need of additional limitations on liability for other activities such as the provision of hyperlinks and search engines."

"it is important to note that the reports and studies on the effectiveness of blocking and filtering applications appear to indicate that there is not yet any technology which could not be circumvented and provide full effectiveness in blocking or filtering illegal and harmful information whilst at the same time avoiding blocking entirely legal information resulting in violations of freedom of speech."


Vie privée

La question du respect de la vie privée a depuis mobilisé les institutions. Les moteurs de recherche ont pris l'habitude de tracer nos comportements de navigation sur internet via les cookies. Le phénomène ayant pris une certaine ampleur, les leaders du marché ont réagit. Google s'en est expliqué sur son blog et il est probable que tout cela évolue encore notablement. Mais ce problème n'est pas propre aux moteurs de recherche. De nombreux autres acteurs du web tracent et analysent les comportements avec beaucoup moins de déontologie que Google, Yahoo! ou MSN.

Les algorithmes moins responsables que les humains ?

L'émergence du web 2.0 s'est accompagnée de la montée en puissance des agrégateurs sociaux. Ils proposent des résultats organisés non pas par un algorithme mais par les internautes. Si le mode opératoire est différent, la forme des résultats est en revanche proche. C'est donc le monde à l'envers quand dans le cas Fuzz - Martinez, c'est l'agrégateur qui a été pris à partie et non Google qui est leader sur le marché français. Emmanuel Parody a expliqué à cette occasion en quoi le statut d'hébergeur devrait être revu. En effet les différents maillons de la chaîne n'ont pas tous le même rôle et les même obligations.

Les enjeux du réferencement naturel

Si un contenu est diffamant on peut le faire supprimer. Mais quid d'un résultat de recherche embarassant ou tout simplement faux ? Une proposition imaginée par certains aux US serait de créer une commission federale du search. Une sorte de CSA pour le référencement naturel. L'idée est intéressante à partir du moment ou les délibérations sont publiques pour prévenir tout conflit d'intérêt. Mais quid des intérêts qui dépassent les frontières ? Et qui nommerait les membres d'une telle commission ?

D'autres mécanismes légaux sont envisagés pour résoudre les conflits liés aux résultats naturels. Mais vu la vitesse du web et la lenteur reconnue de la justice, la voie judiciaire ressemble plus à une impasse en pratique.

Droit à l’oubli ?

Combien de temps les données me concernant doivent elles rester indexées dans Google ? Les énormes indexes que fabriquent les crawlers de Google & cie sont aussi problématiques pour les personnes privées que pour les média. Comment en sortir et comment ne pas y entrer ?

Pour les données commerciales et culturelles, cela fait partie d'un problème beaucoup plus vaste de droit d'auteur. Mais pour les données relatives à une personne, ne peut on pas envisager un droit à l'oubli ? Nos générations qui ont grandi avec le net ont en tête des histoires de types grillés en place publique. Le web serait il la seule place ou l'on ne peut pas racheter sa faute ? Ne me parlez pas d'embaucher un référenceur pour cacher les problèmes sous le tapis ou au fond de l'index...


Infaillibles et incorruptibles

Le récent bug de Google annonçant des failles de sécurité sur tous les sites avait pour origine une erreur humaine. Preuve est faite que le facteur humain peut enrayer la belle mécanique algorithmique.

Combien de temps devra t'on attendre avant de découvrir le premier cas de corruption dans le personnel en charge d'un search engine ?

Et finalement en l'absence de tout engagement du moteur sur ses résultats, que risquerait il ?


Net-neutralité

Une vraie crainte des moteurs de recherche est la fin de la net neutralité. C'est à dire que les FAI puissent faire payer les fournisseurs de service pour faire passer les contenus jusqu'à leurs abonnés.

Les FAI sont en effet fortement régulés tandis que les fournisseurs de service sont à l'abri des organismes telecom du fait de ce principe de net-neutrality.

En tant qu'e-marchand je suis bien content de la net-neutralité: Sans elle je devrais payer Darty pour accéder aux abonnés de la Dartybox ! Bref la suppression de la net-neutralité ne résoudrai certainement pas les questions précédentes.

L'innovation peut elle tout justifier ?

L'argument clef de tous les acteurs majeurs concernés par ces questions est que toute régulation sera un frein à l'innovation. Nous ne savons pas quels services seront utilisés demain: A quoi bon compliquer la vie de ceux qui fonctionnent aujourd'hui ?

De plus il n'est pas dans l'intérêt des moteurs de recherche de mal se comporter puisque cela nuirait à leur image et les rendrait moins populaires. Il vaut mieux laisser le marché s'auto-réguler. Comme avec la finance mondiale...

Une seule chose est certaine à mes yeux. Ce n'est pas en développant des offres alternatives à Google, Yahoo ! & MSN du type QUAERO que l'on résoudra ces questions de fond.

 

 

Quelques autres liens intéressants sur le sujet

Table ronde à l'ENST

Articles scientifiques

Décisions à contre courant en Irelande au sujet de la diffamation

27/11/2008

Comparateurs: La rupture technologique qui pourrait bousculer Google ?

La crise économique est en train d'accélérer la remise en cause de plusieurs modèles économiques. Sur le web, le portail media est en ligne de mire.
Que ce soit aux US avec le feuilleton Yahoo!, ou en Europe avec Lycos, il semble établi que les grands portails soient voués au démantèlement. Ceci est la conséquence ultime du succès écrasant de Google: Avec un moteur surpuissant, plus aucune valeur ajoutée à collecter et présenter l'information en un site unique ! Mais Google lui même pourrait bien se faire prendre à son propre piège du fait de sa position centrale.

Le phénomène va bien au delà des grands portails media généralistes: In fine ce sont aussi tous les portails thématiques qui vont devoir se poser la question de leur avantage concurrentiel face à Google dans la bataille pour les revenus publicitaires. Y compris dans l'e-commerce.

Plusieurs pistes sont explorées: Les places de marchés ont été à la mode en 2008. On parle maintenant des sites pour mobiles (dernier en date, RueDuCommerce se met au mobile avec l'argument clef de proposer du comparatif en magasin).

Beaucoup plus pragmatique et simple, je viens de découvrir ce qui pourrait être la rupture technologique de 2009: La comparaison embarquée made in WorkIT.

Mr Billaut en parlé sur son blog. Mais il faut le voir pour comprendre le potentiel. Du coup j'ai fait un petit screencast de la version alpha sur mon pc. Accrochez vous...


(si quelqu'un sait comment redimmensionner ce fichu flash je suis preneur.
Toute la bande passante de Jing a été consommée en une demie journée
et j'ai du changer la video de serveur...)

A quelques semaines de la mise en place de la charte des comparateurs, ce service radicalement innovant peut remettre en cause certains modèles économiques: L'insertion directe des liens sur Google est visée !

WorkIT a imaginé un service simple qui à le potentiel de chambouler le modèle économique si bien rodé du grand Google: Celui qui fait actuellement la pluie et le beau temps sur le net. N'oublions pas que les liens sponsorisés représentent la majorité de ses bénéfices...

Même les marques pourraient devoir repenser les objectifs de leurs sites corporates comme je le montre à la fin.

Je ne parle même pas des sites e-marchands qui misent sur la captivité du consommateur ou ceux qui proposent le remboursement de la différence...

Reste quelques questions en suspens à traiter pour WorkIT:

  • Comment booster l'adoption de son widget ? On sait que les widgets c'est pas simple à diffuser depuis qu'UPS est obligé de faire des 4x3 dans le métro.
  • Est il possible de comparer avec des critères qualitatifs (avis consommateurs, dispo réelle en stock, délais...) comme le font les leaders sur le marché de la comparaison de prix ?
  • Google et les marchands ne peuvent ils pas bloquer ou biaiser le système de WorkIT ?

Une chose est sûre: ça va faire du bruit !

ps: Etant client de WorkIT depuis le démarrage de leur solution B2B, j'ai pu déjà apprécier leur travail sur les services d'intelligence economique. S'ils procèdent à leur déploiement vers le B2C avec la même rigueur et intelligence, ça va aller très très vite...

MAJ: J'ajoute une petite video de Richard Legendre (directeur des opérations WorkIT) datant de février 2008 qui présente l'activité à l'origine de l'entreprise

31/07/2008

Bluff code

Petit à petit la technologie gagne du terrain sur l'esprit humain.

D'abord il y a eut les echecs. Deep Blue puis toute la clique des logiciels (Deep Fritz, Rybka, Junior...) ont commencé à venir challenger les plus grands maîtres international.
Depuis, il est devenu impossible pour le commun des joueurs (en dessous de 2000 ELO) d'esperer battre une machine récente. Et les grands maîtres évitent aussi d'aller s'y frotter trop souvent.

Ensuite ce fut au tour du jeu de dames d'être parfaitement solutionné par des chercheurs en informatique. Ainsi donc, en jouant d'une certaine façon, il est, depuis 2007, prouvé qu'un programme peut être sûr et certain de gagner !

Okaypro beats the title!: picture Okaypro beats the title! by Hryckowian
Okaypro beats the title!, première mise en ligne par Hryckowian.


C'est maintenant dans l'arène du poker que les programmes informatiques s'invitent. Et les résultats sont bluffants: A Las Vegas, Polaris, un systeme d'intelligence artificielle mis au point par une équipe de l'université d'Alberta a réussi à rafler la mise.

Cette nouvelle victoire des intelligences artificielles sur l'homme a un impact plus large. Même si la version du poker utilisée est une des plus simples, le programme a été capable ici de remporter la victoire alors qu'une partie du problème n'est pas connue: le jeu de ses adversaires.

Il a donc su non seulement s'adapter à la stratégie de chacun de ses adversaires humain, mais aussi lui même adopter une stratégie non prédictible: Le premier programme qui sait bluffer ?

26/06/2008

Google sex

Comme beaucoup de monde j'ai passé une partie de la semaine à explorer les données rendues publiques par Google concernant l'audience des sites Internet.

Dans le métier du e-commerce il est assez délicat de tirer des conclusions:
Plus d'audience = plus de ventes est souvent vrai
Plus d'audience = moins de rentabilité est souvent vrai aussi...

Du coup j'ai plutôt porté mon attention sur le seul site qui ne polémiquera pas sur ces données et leur interprétation: Google lui-même bien sûr !

Afin de faire un concours de quequettes valable, j'ai comparé les différents outils de Google entre eux.

Surprise : On constate clairement que l'audience de chacun est encore loin de rejoindre celle de Google sex, tout du moins en France.

google-sex: picture google-sex by danielbroche
google-sex, première mise en ligne par danielbroche.

Même Adsense qui rapporte pourtant beaucoup de pognon aux blogueurs n'a pas réussi à détrôner le service phare de Google en matière de trafic sur le net.

Ceci est d'autant plus étonnant que Google sex n'est pas encore sorti !!!

Google posssède le  nom de domaine depuis 2000. La campagne de buzz lancé par le Champion du web en mi-2005 a très bien fonctionnée, comme l'atteste la courbe ci-dessus. Il semble donc que quelque chose ait freiné la firme au moment d'ouvrir publiquement son service. Du coup, certains en profitent pour cybersquatter google-sex.com !

De son côté, Google ne communique rien sur ce service: la transparence n'est pas de mise du côté du moteur. Sergeï et Larry se réservent t'ils Google sex a leur seul usage exclusif ?

Je trouve surprenant, voire louche, de constater qu'après bientôt 10 ans de conquête du web, Google ne propose toujours pas d'outil pour monétiser l'énorme audiencence liée au porno. Il est clair que de nombreux blogueurs sans scrupules en profitent bien pour détourner encore plus d'audience au détriment des média traditionnels qui en sont réduit au vulgaire référencement naturel.

Yahoo! et Microsoft proposent eux des liens publicitaires sur des mots clefs X depuis longtemps.

Une première partie de réponse se trouve sur Youtube...


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