Franco de port ?
"Sempiternel débat des frais de port en e-commerce" dixit un des commentaire d'une note récente de Michel De Guilhermier: Quelle stratégie adopter face au souhaits du consommateur et aux contraintes de rentabilité ?
Facturer les frais de port en e-commerce est une source d'instatisfaction. Chez Discounteo c'est même la principale, donc une source de préoccupation constante et prioritaire pour nous.
Durant les deux première années de l'entreprise nous avons tout fait pour jouer à fond la stratégie port inclus (ou offert, c'est une question de sémantique...). Notre logique rejoignait celle de Michel:
Plus de simplicité pour le client => Plus de satisfaction
=> Meilleure fidélisation et gain sur le cycle de vie client.
D'ailleurs certains de nos concurrents actuels sont toujours sur ce créneau.
Mais lorsque nous avons rencontré des difficultés financières en 2007, principalement lié à notre logistique, il est clairement apparu que l'amélioration pour le client s'était faite au détriment de notre contrôle interne. Quand il y a des fonds pour amortir et se payer une super structure de contrôle, pas de problème, mais dans notre cas nous avons du très rapidement nous adapter et changer notre politique commerciale. Rentabilité oblige.
L'impact commercial fut énorme (en négatif). Il fallait faire face à une situation d'urgence et ce ne fut pas une mince affaire à tous les niveaux de l'entreprise: Mécontentement au service client, complication en gestion commerciale, message brouillé en pub (contradiction totale avec ce que nous clamions haut et fort des mois avant) et bien sûr de quoi occuper notre responsable financier de l'époque fraîchement arrivé !
Mais 2 ans après, le résultat est très positif. Une structure rentable qui maîtrise ses coûts et qui est capable de réinvestir sur d'autres services à destination du client. En particulier sur ce qui touche aux dispositifs de livraison.
Car à l'opposé de la simplification on peut tenir le discours inverse: Une offre de livraison sur-mesure pour le client est aussi source de satisfaction et de différenciation. Or cela passe par des options et des choix, donc des prix spécifiques. Il est plus simple de vendre un service payant si l'offre de base est payante car le client regarde plus l'écart en proportion que le montant exact.
La seule limite en matière de service transport e-commerce est la pauvreté de l'offre logistique à l'échelle nationale. Heureusement cela semble s'améliorer depuis quelques mois, et ce malgré la crise profonde qui traverse le monde du transport (parmi les plus touché par les défaillances en 2009).
Ma conclusion de tout cela: Si le marchand commercialise des produits dont le format et le prix sont dans la moyenne (80€ -100€ pour 1-5kgs) uniquement via le web, alors il a probablement intérêt à jouer la carte du port inclus. En revanche s'il est hors norme (très faible valeur, encombrants ou vente multi-canal), alors la différenciation des services et donc des tarifs me parait une meilleure voie. Reste alors à ce que toute la chaîne publicitaire soit capable de comprendre et relayer efficacement cette offre. Là c'est une autre affaire...






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