Dr e-commerce

Via ZippyCart
C'est très amusant comme détournement mais il y a quand même beaucoup de flan (Facebook, etc...) et des gros manques (rien sur le pricing, sur la gestion des stocks ni sur le CRM...).

Merci d'avoir voté en nombre pour le petit quizz de la semaine dernière. Voici donc les résultats:
Cdiscount-RueDuCommerce
Résultats partagés. Une faible majorité est convaincue du rapprochement certain des 2 géants du e-commerce. Parmi les réponses personnalisées, certains envisagent d'autres raisons à cela que la marketplace de RDC...
Google products
Deux tiers des répondants ne croient pas à un déploiement en France à court terme du comparateur de produit made in Google. Et parmi le tiers qui l'envisage, moins de la moitié estime que cela peut changer vraiment la donne dans le milieu du marketing à la performance. Wait and see, mais n'oublions pas que Kelkoo lui vient de se lancer aux US...
Fin de la protection des marques dans Google Adwords
Les lecteurs de ce blogs estiment d'abord comme négatif l'impact de l'ouverture à l'achat des noms de marque comme mots clefs dans Google Adwords. En effet, rajouter encore plus de concurrence dans un univers déjà ultra concurrentiel (le e-commerce) n'est guère enthousiasmant pour les marchands. A noter tout de même que près de 20% pensent que cela n'aura aucun impact sur leur business. Tout dépend en effet si on vend ou pas des produits de marques...
Le résultat le plus tranché de ce quizz avec deux tiers des participants qui s'alarment des difficultés financières des petits e-commerçants ! Cela recoupe des témoignages de prestataires que j'ai entendus ces derniers mois. Malheureusement s'il est relativement simple de compter les ouvertures de e-boutiques (contrats de paiements, abonnements plate-formes..), il est beaucoup plus difficile de se rendre compte de ceux qui jettent l'éponge. Une fin de boutique ne signifie pas toujours le rideau 404 (site à l'abandon, pas de réassort, etc...)
MAJ: si vous avez encore envie de donner votre avisun nouveau quizz bien poilant vous attend chez Olivier Levy
J'espère que votre business marche aussi fort que notre réseau de e-boutiques en ce milieu d'été. Vu que l'actualité e-commerce tourne elle au ralenti, voici une série de petits sondages sur les sujets potentiellement chauds de cette saison 2010-2011 à venir:
Véritable serpent de mer depuis que je fais du e-commerce, la rumeur du lancement du comparateur de prix de Google en France revient régulièrement. Froogle, devenu Google base, devenu Google Products pourrait venir marcher sur les plates-bandes des acteurs hexagonaux prochainement.
JC Naourit, PDG de Casino, maison mère de Cdiscount a racheté le groupe d'action détenu par le fond Galiléo, investisseur historique de RueDuCommerce. Soit un peu plus de 7% du capital et une grosse spéculation sur une future OPA visant à créer un n°1 français du e-commerce avec 3 longueurs d'avance sur la concurrence.
Les inscriptions sont désormais ouvertes pour le salon ecommerce Paris qui se tiendra du 21 au 23 septembre à Paris, porte de Versailles. S'il y a bien un endroit ou se retrouve toute la profession, c'est bien là. D'où l'intérêt d'y aller en préparant un minimum sinon on passe à côté de 90% des choses intéressantes.
J'ai parcouru le programme des conférences déjà planifiées. Voici quelques morceaux choisis:
A cela s'ajoutent les e-commerce awards qui récompensent les prestataires de la profession. Le dépôt de dossier est ouvert sur le site jusqu'au 30 juin pour les start-ups qui veulent candidater.
Reste à comprendre pourquoi les bannières d'annonce sont aussi fouilli et confuses. Pour s'inscrire c'est par ici.
Qui a raison: Les gros e-marchands qui pensent devenir les hypermarchés de demain et rafler toute la clientèle ou les petits e-commerçants super spécialisés qui pensent être les seuls à offrir un service adapté au client ?
POCarles constate que tenir un petit eshop n'est pas une promenade de santé.
HK propose d'agir plus par opportunisme et imagination que par une longue et complexe stratégie
OLevy pense que c'est plié et que les gros e-marchand peuvent déjà réfléchir à leur future et inévitable liquidation
PKM et Gauthier Picquart préfèrent un petit site qui vend des produits sur-mesure ou très pointus à un gros qui ratisse large et perd des sous.
Tout ceci semble donc condamner les acteurs qui se situent entre les géants du web et les artisans du net. Pourtant Discounteo et d'autres que je connais sont de parfaits contre-exemples comme quoi on peut aussi trouver de la rentabilité en e-commerce avec une activité entre 10 et 100M€.
Cette dichotomie trop simplificatrice vient du fait que ceux qui captent l'attention sont les patrons "stars" du web: Ils sont soit des très très gros emarchands, soit des fournisseurs de service. Dans les deux cas ils prêchent pour leur paroisse: Les premiers visant le leadership, les seconds étant intéressés par la manne que représente le petit e-commerce, moins gourmand en terme de personnalisation de l'offre de service, donc plus rentable sur la quantité car standardisable.
Il manque aussi des chiffres pour se rendre compte plus précisément de l'effet de fond click-and-mortar avec tous les petits magasins qui vont sur le web de façon annexe et opportuniste. Bref c'est très compliqué et HK a bien raison de dire que ce qui compte c'est avant tout de s'adapter et innover.
La volonté des grandes marques de contrôler le canal Internet est bel et bien un des principaux enjeux de cette année 2010. Malheureusement pour les pure-players, au lieu d'adopter des stratégies propres à ce canal de vente (eTrademaketing), la tendance générale est plutôt à dresser des barrières législatives pour favoriser les canaux magasins.
Une manche décisive est en train de se jouer au niveau de la commission européenne afin de savoir jusqu'à quelle point les fabricants peuvent contrôler le flux de produits une fois ceux ci dans les réseaux de distribution. Anticipant tout cela, plusieurs acteurs abandonnent progressivement le modèle pure-player (100% internet) pour devenir clic-and-mortar, soit via de vraies boutiques, soit via des dépôts-vente et des points relais plus ou moins bien placés et nombreux.
Le coût d'implantations physiques a un impact très significatif sur le résultat d'exploitation. Changer de modèle de distribution ne se fait pas sans changement du modèle économique... Les récents articles du JdN sur la rentabilité des cadors du secteur me laissent donc perplexes: Des enseignes déficitaires deviendraient rentables en investissant dans le dur ?
La vraie raison de ces lourds investissements dans du non virtuel est clairement de conserver les parts de marchés face au risque de perdre certaines marques qui pèsent lourd dans les ventes. C'est un choix tactique que nous envisageons aussi vu la pression des fabricants. Ce d'autant plus que la présence de magasin rassure les e-consommateurs. Pour autant je ne pense pas que le modèle 100% Internet soit voué à disparaître. Mais si ce mouvement s'accentue, la part de margé dédiée aux coûts web va encore se comprimer et rendre la pression plus forte sur les acteurs de la chaîne d'acquisition.
Tendance de fond en 2010 pour l'e-commerce: La volonté des marques de mettre en place des moyens de contrôler le canal de vente sur le net. Marginal, puis volontairement ignoré, car il était dérangeant, le web dépasse maintenant le cap des 10% de parts de marché dans de nombreux univers produits. La coexistence avec les canaux antérieurs devient clairement un enjeu stratégique figurant au top des priorités des fabriquants.
Charte contre la contre-façon visant les places de marché, contrats de distributions sélectifs pour brider les pure-players, dispositions légales sorties du chapeau à la demande d'on ne sait qui... toutes les offensives portent sur le terrain législatif. Des décisions court-terme pour gagner un peu de temps face à la rapidité de la mutation qui ne sont pas des solutions durables dans un marché global. D'autant plusque l'ecommerce va devenir de plus en plus incontournable pour gagner en efficacité environnementale.
Mes échanges multiples avec des marques grand public, depuis que Discounteo a rejoint un grand groupe de distribution, m'ont démontré leur intérêt pour des approches alternatives. Mais tout en haut on n'arrive pas encore à croire que les sites ecommerce aussi sont capable de faire du trademarketing: De relayer ce qui donne sens à la marque auprès des consommateurs afin de créer de la valeur. L'e-commerce doit faire ses preuves tout seul dans son environnement ultra-concurrentiel, il n'en ressortira que plus renforcé.
En effet toutes les marques ne sont pas dans cette situation. Certaines ont le web au coeur de leur génome. Elles n'ont aucun problème de distribution car elle traitent en direct avec le consommateur et sont portées aux nues par les internautes eux-mêmes. Telles Nespresso ou Apple suscitant l'admiration d'autres, qui se demandent bien pourquoi ils ne pourraient pas en faire autant. D'ou un certain vent porteur pour la délégation ecommerce. Ce n'est pas la seule voie ni forcément la meilleure, de plus il faut faire avec son histoire et ses circuits existants.
Bien malin qui peut dire comment cela va évoluer. Nous ne sommes qu'en l'an 15 du ecommerce et je ne crois pas que l'avenir donnera systématiquement raison à ceux qui ont voulu se passer de la distribution. Autre alternative: La customisation. Une voie ambitieuse, très différenciante mais très coûteuse industriellement parlant.
Les marques leader de demain seront celles qui auront compris avant les autres comment utiliser les leviers de webmarketing pour toucher le consommateur au travers des sites e-commerce référents [= qui sont rentrés dans ses habitudes de shopping online].
Facebook est en la matière un serieux joueur: Cette plate-forme permet des actions d'échange tripartite: consommateur - distributeur - marque à grande échelle. Là ou Google ne propose que de la technicité (quoi de plus déprimant que le référencement naturel pour une marque), Facebook intègre la relation humaine. Pas étonnant donc de retrouver deux start-ups (françaises) primées à leweb pour leurs services innovants bâtis autour de Facebook et à destination des marques.
Facebook ne sera d'ailleurs pas la seule plateforme adaptée à ce mouvement: Il y a un vrai marché des fonctionnalités de etrademarketing qui émerge depuis 1 an ou 2, en particulier en mode SAAS: Vidéo démo, scoring écologique, live chat avec les vendeurs spécialisés... L'accélération va se produire lorsque le modèle économique aura receuilli l'adhésion de tous: marques, emarchands et surtout consommateurs. Des services relayés efficacement par les sites ecommerces mais pilotés et financés par les marques. Les têtes de gondoles 2.0 quoi...
Les petits ecommerçants sauvés par Twitter et Facebook qui vont leur permettre de trouver des niches rentables et bâtir une communauté. Comment peut on y croire un instant ?
Ce billet de Fred Cavazza empile des idées reçues dangereuses pour l'e-commerçant qui souhaite bâtir un bon business:
- "Impossible de maitriser tout cela (achat, référencement, gestion) à la fois si vous êtes seul.../...Il convient donc de se concentrer sur un ou deux aspects et de se décharger du reste.../...et s’affranchir ainsi des soucis que cela amène"
Ayant croisé nombre de e-marchands enlisés suite à une mauvaise sous-traitance, je suis au contraire persuadé que tout e-commerçant doit maîtriser tout cela avant de décider s'il va externaliser ou non ces fonctions. Dans un cas comme dans l'autre il y aura autant de soucis, car celui qui assume le risque du budget pub ou des infrastructure c'est bien l'e-marchand, pas le prestataire ! Dans la ruée vers l'or, c'est les vendeurs de pioches qui s'enrichissent à coup sûr. Externaliser parce qu'on ne comprend rien c'est à coup sûr aller au devant d'une grosse déception.
- "Cette délégation est une solution idéale pour ceux qui veulent développer leur business sur le web (et reconquérir des parts de marché sur des ventes que d’autres font à leur place) sans trop prendre de risques."
Externalisation et délégation ce n'est pas exactement la même chose. Un sous-traitant on en change facilement. Un agent commercial ça peut coûter cher, surtout quand il s'est approprié une grosse clientèle. La délégation e-commerce c'est l'équivalent de la licence commercial du secteur géographique web. Un secteur dont il est difficile aujourd'hui de savoir quelle sera sa frontière dans 5 ans...
- "Les médias sociaux .../... sont donc un avantage anti-concurrentiel (les gros ne peuvent pas lutter) pour se différencier et développer une communauté de clients"
Confondre communauté et clientèle est une erreur qui peut coûter cher. Tout entrepreneur peut aisément agréger une communauté partant de ses proches qui ont un à-priori positif et en filant un peu de sous à Mark Zuckerberg. Mener des internautes à l'acte d'achat est une autre affaire. En fonction des produits, les éléments déclencheurs ne se limitent pas des échanges de tweets. De plus rien n'est plus facilement copiable aujourd'hui qu'une stratégie communautaire: Aucun avantage concurrentiel pérenne. Pire, Facebook est en train de devenir une vraie plateforme publicitaire alternative performante dont le coût risque bien rapidement de réduire l'accès aux gros budgets. Et il n'existe pas de référencement naturel dans Facebook.
Quel que soit le secteur, 50% des entreprises crées ne passent pas le cap des 3 ans. Pas de raison que ce soit différent en e-commerce. Le secteur est en croissance, il y a de la place à prendre mais pas pour tout le monde. Et pas de façon équitable non plus. En trois ans il y a eu plus de 30 000 nouveaux sites ecommerce en France. Même si de nouveaux se créent encore, il va falloir s'attendre à en voir disparaître la moitié d'ici 2012. La bonne nouvelle c'est qu'il y en a autant qui continueront. Non pas grâce aux réseaux sociaux mais parce qu'ils auront su maîtriser toutes les ficelles de leur métier et en jouer pour en dégager une différenciation efficace.
En attendant le fameux salon ecommerce Paris 2009 qui aura lieu dans plus d'un mois, j'ai décidé de réactualiser mon monopol-e-commerce qui avait fait un tabac sur Flickr il y a un peu plus d'un an.
La découverte récente du formidable outil qu'est Prezi m'a donné des idées... C'est d'autant plus puissant que cet outil permet de faire évoluer la création aisément.
Voici donc un premier jet du parcours du e-commerçant en 2009. Je me suis fortement inspiré de la liste des exposants du salon. Les critiques et suggestions bienvenues pour des versions ultérieures.
Bonne partie !
Ou trouver de la bonne actualité e-commerce en 2009 ? Depuis plus de 4 ans que je tiens ce blog, mes lectures régulières ont bien changé. Certains sites très actifs il y a encore quelques mois ne sont même plus mis à jour. D'autres se sont lancé récemment avec une publication fréquente et de qualité.
Et vu qu'il n'y a pas grand chose d'autre à raconter dans cette période estivale, autant en profiter pour remettre à jour ma note blog ecommerce de l'été dernier (chacun ses marronniers...):
Le noyau dur: Ils bloguent depuis longtemps et ne s'arrêtent pas. Tant mieux car c'est toujours aussi intéressant.
Les nouveaux: Blogs que j'ai découverts récemment qui traitent d'aspects intéressants du métier d'ecommerçant.
Les intermittents: Bloguer moins pour twitter plus !
Les spontanés: Ce n'est pas la régularité de leurs posts qui est remarquable mais leur ton direct et sans langue de bois sur des sujets concrets.
Les spécialistes: Fort de leur expertise, il poursuivent leur quête du script philosophal qui transforme les mots en SERPS.
Les vendeurs de soupe: Ils parlent en connaissance de cause puisque l'e-commerce est leur gagne pain. Durant la ruée vers l'or, ce sont les vendeurs de pioches qui ont fait fortune.
Les e-marketeux: Pour sortir du cadre technique et faire le pont avec les supports media.
Worldwide: Parce que le marché est global, il y a une multitude de sources à l'international. En voici quelques unes:
Je ne listerai pas les blogs qui ont été abandonnés par leur maître sur le bord de l'autoroute, des fois qu'ils redémarrent à la rentrée...
Si vous avez des trouvailles à ajouter, laissez le lien en commentaire !
Pour ceux qui ont la flemme de tout intégrer dans leur aggrégateur: Ma page Netvibes dédiée au ecommerce: Actualité ecommerce
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