Un petit coup de vertige
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Là ou il y a de la concurrence, il y a un marché: C'est le cas des logiciels de gestion de flux ecommerce. En dehors du nouvel outil d'Olivier, on trouve de plus en plus de prestataires pour faire le lien entre e-marchands et grands portails (comparateurs, marketplaces):
- Iziflux: Le pionnier français.
- Lengow: La star du moment avec sa levée de fond chez Kima ventures.
- Catsync: Fondé par deux anciens de Discounteo qui en connaissent un rayon sur le sujet.
- Beezup: Qui a été primé au salon e-commerce de septembre dernier.
- Neteven: Le plus complet mais qui cultive sa différence en se rémunèrant à la com (% du CA).
Vous en connaissez d'autres ?
C'est tout de même beaucoup plus simple et agréable de poster un dessin sur un blog à partir d'un mobile que de rédiger un long texte. Je vais donc revenir de temps à autre à ce petit hobbit malgré les critiques constructives de Patrice déjà reçues à quelques années... (je le chouchoute donc particulièrement pour cette reprise).
Le texte qui a reglementer l'e-commerce en Europe pour les 10 ans à venir sera appliqué en juin. L'industrie du luxe, fortement créatrice de valeur, a pesé de tout son poids pour la distribution sélective.
Le commissaire à la concurrence a publié hier des éléments visant à rassurer les purs players de l'e-commerce. Deux points vont faire couler de l'encre et stimuler les méninges des conseils juridiques:
Il va donc falloir des magasins pour continuer à commercialiser certains produits de marques mais une fois les magasins agrées, le site e-commerce pourra vendre dans toute l'Europe sans limitation ni sur le prix, ni sur les quantités. Allez comprendre l'intérêt du magasin au final...
D'ailleurs j'imagine le business qui se dessine pour contourner cela dans l'univers du luxe: Nous pourrions ouvrir des magasins haut-de-gamme mutualisés. Sorte de Grands Magasins parisiens à la sauce du web: A l'intérieur on y retrouverait des corners d'e-commerçants en lieu et place des corners de marque du printemps ou des galeries Lafayette. Ce serait amusant de voir un eBay ou un Priceminister proposer un service de ce genre à ses clients marchands pour conserver leur part de marché ecommerce dans le luxe.
Il semble bien qu'un second volcan islandais viennent de se réveiller: L'éruption volcanique de Hekla est en plus diffusée en live sur un site russe.
La pagaille aérienne n'est pas prête de se terminer si ses volutes de fumée sont aussi chargés que ceux de Eyjafjallajökull. Il porterait alors à merveille son surnom médiéval Gateway to hell !
Les plus grandes associations e-commerce européenne ont publié une position commune au sujet du futur règlement européen traitant de la distribution sélective.
L'enjeu est d'importance pour le secteur. avec ce règlement, n'importe quel fabriquant pourrait demain interdire la revente de ses produits sur un site web sans avoir aucun justificatif à fournir. Peu importe comment le site web se procure le produit et le choix se ferait à la gueule du webmaster.
Sûr que l'on va construire des champions européens de l'ecommerce avec des politiques comme cela...
Voici le texte on ne peut plus clair:
Les associations de e-commerce s’inquiètent des effets que pourraient avoir les nouvelles lignes directrices sur les restrictions verticales sur le marché des ventes en ligne
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La Fédération Française du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) et les associations, BeCommerce, EMOTA, IMRG et Thuiswinkel s’inquiètent des effets d’une interprétation trop stricte du projet de lignes directrices sur les restrictions verticales de la Commission européenne (Refonte du Règlement n°2790/1999/CE) et en particulier de l’impact de ce projet de lignes directrices, sur le développement du commerce électronique.
Les associations signataires souhaitent alerter sur les risques de dérives auxquels pourrait donner lieu une interprétation extensive du point 54 de ces lignes directrices. Ce dernier reconnaît en effet la possibilité pour un réseau de distribution sélective, d’imposer aux revendeurs de disposer de magasins physiques, sans justification liée à la nature des produits.
Alors même que ces lignes directrices n’ont pas encore été adoptées, plusieurs sites marchands de produits grand public font état d’une recrudescence de contrats de distribution dans lesquels les fabricants exigent du revendeur qu’il dispose de points de ventes physiques, sans aucune justification liée à la nature des produits.
Les associations signataires ne remettent pas en cause le principe même des restrictions verticales autorisées par le règlement d’exemption par catégorie, lorsque ces restrictions sont véritablement objectives, proportionnées et justifiées par un circuit de distribution exclusive, sélective ou de franchise. Il est cependant à craindre que le projet de lignes directrices puisse désormais servir de prétexte à certains fournisseurs pour exclure de leur marché les sites vendant exclusivement sur internet ou sur catalogue. Cette crainte également partagée par l’Association européenne EMOTA, se trouve renforcée par la multiplication récente de contrats dans lesquels la présence d’un magasin physique est exigée, sans que la justification de cette obligation soit rapportée.
L’exclusion d’office d’un site vendant exclusivement sur internet ne devrait pas être un postulat de base. Ce type d’exclusion devrait au contraire pouvoir être justifié de manière objective par le fabricant, en fonction des produits et des sites concernés, sachant que certains sites ont mis en œuvre des développements technologiques permettant d’apporter des conseils et services similaires à ceux d’un magasin
La volonté européenne d’intégrer le commerce électronique dans ses lignes directrices ne doit pas aboutir à son contraire en excluant de facto les «pure-players». Cela se traduirait inévitablement par une restriction significative de la concurrence, au détriment des intérêts des consommateurs et du développement du commerce en ligne.
C’est la raison pour laquelle la Fevad et les associations signataires estiment que le point 54 des lignes directrices doit être clarifié afin de mieux préciser les conditions dans lesquelles un fabricant a la possibilité d’imposer l’existence de magasins physiques à son revendeur et qu’en tout état de cause ce type de mesure n’est admissible que si elle est objectivement justifiée.
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A propos de la Fevad
La Fédération du e-commerce et de la vente à distance, créée en 1957, fédère aujourd'hui près de 440 entreprises et plus de 700 sites internet. Elle est l’organisation représentative du secteur du commerce électronique et de la vente à distance. La Fevad a notamment pour mission de recueillir et diffuser l’information permettant l’amélioration de la connaissance du secteur et d'agir en faveur du développement durable et éthique de la vente à distance et du commerce électronique en France.
About BeCommerce
BeCommerce is the Belgian eCommerce and distance selling association, and has the mission to increase consumer confidence in buying online and at distance in Belgium. Founded only 3 years ago, BeCommerce counts over 150 members and continues to grow in an ever-changing market
About IMRG
IMRG is the UK industry association for e-retailing. IMRG is a membership community for the e-retail industry. IMRG membership comprises hundreds of retail organisations, and enterprises that supply technology and services to facilitate e-retail solutions. Its activities span the e-retail spectrum – from online, telephone and mobile commerce, to digital TV.
About Thuiswinkel.org
Dutch Home Shopping Association known as Thuiswinkel.org, the principal organization promoting the interests of over 1.000 companies selling products and/or services to consumers via internet, catalogues, post, etc. representing the distance selling market of 6,4 billion euro's in the Netherlands.
Qui a raison: Les gros e-marchands qui pensent devenir les hypermarchés de demain et rafler toute la clientèle ou les petits e-commerçants super spécialisés qui pensent être les seuls à offrir un service adapté au client ?
POCarles constate que tenir un petit eshop n'est pas une promenade de santé.
HK propose d'agir plus par opportunisme et imagination que par une longue et complexe stratégie
OLevy pense que c'est plié et que les gros e-marchand peuvent déjà réfléchir à leur future et inévitable liquidation
PKM et Gauthier Picquart préfèrent un petit site qui vend des produits sur-mesure ou très pointus à un gros qui ratisse large et perd des sous.
Tout ceci semble donc condamner les acteurs qui se situent entre les géants du web et les artisans du net. Pourtant Discounteo et d'autres que je connais sont de parfaits contre-exemples comme quoi on peut aussi trouver de la rentabilité en e-commerce avec une activité entre 10 et 100M€.
Cette dichotomie trop simplificatrice vient du fait que ceux qui captent l'attention sont les patrons "stars" du web: Ils sont soit des très très gros emarchands, soit des fournisseurs de service. Dans les deux cas ils prêchent pour leur paroisse: Les premiers visant le leadership, les seconds étant intéressés par la manne que représente le petit e-commerce, moins gourmand en terme de personnalisation de l'offre de service, donc plus rentable sur la quantité car standardisable.
Il manque aussi des chiffres pour se rendre compte plus précisément de l'effet de fond click-and-mortar avec tous les petits magasins qui vont sur le web de façon annexe et opportuniste. Bref c'est très compliqué et HK a bien raison de dire que ce qui compte c'est avant tout de s'adapter et innover.
Le gouvernement français qui a reporté récemment la taxe carbone a peut être une meilleure idée derrière la tête: La taxe cosmique
A l'origine la taxe Carbone est en effet un concept qui s'appuie sur la théorie dominante selon laquelle le réchauffement climatique est principalement dû à l'activité humaine qui produit des gaz à effet de serre.
Une théorie alternative était présentée sur Arte le 3 avril: Selon certains scientifiques, ce n'est pas le réchauffement de l'atmosphère qui modifie les nuages et tout le reste, c'est tout le contraire: La couverture nuageuse de basse altitude déterminerait la température de la planète.
La question stupide qu'il faut alors élucider est la suivante: Comment se forment les nuages au juste ?
(les grandes théories commencent toujours par une question stupide que plus personne ne se pose tellement la réponse doit exister quelque part depuis belle lurette...)
La réponse vaut donc le visionnage du reportage: L'une des raison pour lesquelles les nuages se forment est la présence de petites particules dans l'air en plus ou moins grande quantité. Mais d'où viennent alors ces particules ?
Elles viendraient des rayons cosmiques.
Les rayons cosmiques arrosent la terre plus ou moins abondamment en fonction du champ magnétique du soleil. Ce serait donc, selon cette élégante théorie, la météo cosmique et l'activité solaire qui détermineraient la température de notre planète.
Au choix on voit cela comme une façon de se reporter à plus tard le problème de l'épuisement des énergies fossiles, où comme une leçon d'humilité pour l'homme qui pensait pouvoir influer significativement à l'échelle terrestre alors que tout cela se joue bien loin ailleurs dans la galaxie...
Si les expériences confirment tout cela, il sera alors de bon ton de faire payer les responsables: Frapper au porte monnaie les irresponsables qui ne récupèrent pas assez de rayonnements stellaires pour faire naitre les nuages protecteurs. Une taxe cosmique pourrait s'appliquer à tous ceux qui ne produisent pas assez de théories fumeuses ! La France serait alors certainement avantagée.
La volonté des grandes marques de contrôler le canal Internet est bel et bien un des principaux enjeux de cette année 2010. Malheureusement pour les pure-players, au lieu d'adopter des stratégies propres à ce canal de vente (eTrademaketing), la tendance générale est plutôt à dresser des barrières législatives pour favoriser les canaux magasins.
Une manche décisive est en train de se jouer au niveau de la commission européenne afin de savoir jusqu'à quelle point les fabricants peuvent contrôler le flux de produits une fois ceux ci dans les réseaux de distribution. Anticipant tout cela, plusieurs acteurs abandonnent progressivement le modèle pure-player (100% internet) pour devenir clic-and-mortar, soit via de vraies boutiques, soit via des dépôts-vente et des points relais plus ou moins bien placés et nombreux.
Le coût d'implantations physiques a un impact très significatif sur le résultat d'exploitation. Changer de modèle de distribution ne se fait pas sans changement du modèle économique... Les récents articles du JdN sur la rentabilité des cadors du secteur me laissent donc perplexes: Des enseignes déficitaires deviendraient rentables en investissant dans le dur ?
La vraie raison de ces lourds investissements dans du non virtuel est clairement de conserver les parts de marchés face au risque de perdre certaines marques qui pèsent lourd dans les ventes. C'est un choix tactique que nous envisageons aussi vu la pression des fabricants. Ce d'autant plus que la présence de magasin rassure les e-consommateurs. Pour autant je ne pense pas que le modèle 100% Internet soit voué à disparaître. Mais si ce mouvement s'accentue, la part de margé dédiée aux coûts web va encore se comprimer et rendre la pression plus forte sur les acteurs de la chaîne d'acquisition.
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