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Pas le temps de participer à la discussion cette semaine avec Eric, Henri, Manu et Fred Cavazza.
Dommage car les sujets chauds ne manquent pas (Hadopi, rencontre avec NKM ...)
Je suis surpris au passage par la réaction de Frederic qui considère que lire et rédiger des mails ce n'est pas du travail. Assez surréaliste je trouve...
A force de lire des commentaires hostiles au projet de loi Hadopi partout sur Internet, j'ai fini par me demander si on pouvait trouver des arguments pour dire OUI A HADOPI.
Force est de constater qu'il n'est pas facile d'en trouver des valables sur Internet:
Mettons de côté les analogies avec le vol de CD qui ne tiennent pas la route
Oublions le réflexe de la punition: "Il faut bien une sanction pour dissuader le téléchargement..."
Faisons abstraction de la mauvaise foi de certains artistes et industriels de la musique qui défendent leur beefsteak.
Reste un motif pour aller dans cette voie: Éviter une transition trop brutale à l'industrie culturelle.
Il est évident que la révolution numérique ne peut pas être arrêtée. Toutefois la mutation profonde qu'elle impose au système de distribution des biens immatériels se déroule en plusieurs étapes.
En voulant mettre la charrue avant les boeufs, on pourrait bien faire des dégâts inutiles.
La licence globale est aujourd'hui peu attractive pour les majors et certains artistes à succès. Mais plus le temps va passer, plus leurs revenus vont diminuer. Arrivera donc forcément un moment où cette alternative deviendra intéressante. En indexant cette forme de taxe au débit/usages, on pourrait d'ailleurs atteindre le point de bascule plus rapidement comme l'illustre la courbe simpliste ci-dessous.
En attendant il faut bien tenter des choses pour préserver les personnes qui vivent de l'ancien modèle le temps qu'elle s'adaptent. Même si les solutions légales proposées sont vouées à l'échec, leur application sur quelques mois, voire quelques années pourrait suffire à justifier leur mise en place.
On peut alors objecter qu'Hadopi ne fonctionnera même pas une journée pour des raisons techniques: Évidemment , la musique c'est de l'information, donc rien ne pourra jamais empêcher sa diffusion. Il y a toujours un programme ou procédé pour séparer le son de tous les DRM et autres systèmes de contrôle.
Cet argument n'empêche pas de penser qu'il est faisable de réguler efficacement les flux. Aujourd'hui, tout le monde n'est pas un crack du partage WiFi ni un expert du cryptage peer-to-peer.
Le partage en réseau local expose beaucoup l'administrateur du réseau. Le transfert via les clefs USB n'est franchement pas pratique et ralentit significativement la diffusion massive.
L'analogie avec les flux financiers est intéressante: L'argent peut se réduire à l'état d'information pure tout comme la musique. Cet état de fait n'empêche pas le contrôle, bien au contraire ! Aujourd'hui rien de plus simple que de faire une copie d'un billet de banque avec une bonne imprimante. Et pourquoi pas ne demander à son banquier de faire un copier coller de son compte bancaire pour avoir deux fois plus de liquidités pendant qu'on y est ?
Si on admet qu'Hadopi et toutes les règlementation du même accabit sont transitoires et nécessaires, reste qu'Hadopi entraine des changements qui pourraient être eux définitifs. En particulier le fait de donner aux FAI le droit de contrôler ce qui passe dans leurs tuyaux. Un peu comme si La Poste ouvrait tous les colis que je lui remet chaque jour pour vérifier que je ne fais pas de contrebande !
Ce point représente potentiellement une vraie menace aux libertés:
Une seule chose est certaine: le jour ou Internet tombera en panne, on sera bien content d'avoir des copies sur nos disques durs. Quel que soit le dispositif économique, ce qui importe c'est que le savoir et la culture continuent de circuler.
Vu la quantité de message, twitts et copies d'écran qu'a généré la coupure Gmail de ce matin, on ne peut que constater l'énorme attachement des internautes à Google.
Ce sera moins le cas si un de ces quatre c'est Adsense ou Adwords qui plante !
Une équipe de chercheurs de l'université de Munich a mis au point une semelle intelligente. Dotée de capteurs et placée dans la chaussure de ski, elle est capable d'analyser les variations de pression que le pied exerce lorsqu'on glisse sur les pistes ou en poudreuse.
A partir de la répartition des pressions, elle peut en déduire la position du centre de gravité du corps et donc l'attitude générale du skieur.
Un signal wireless vers une oreillette permet alors de donner des consignes temps réel au skieur afin qu'il ajuste sa position !
Un communiqué de presse en allemand présente ces travaux et précise qu'une spin-off appelée Moticon va commercialiser ce produit.
L'idée est loin d'être farfelue et pourrait intéresser vivement les fabricants et loueurs de matériel de ski.
Pour les moniteurs de ski, si à première vue l'intelligence de ce produit peut remettre en cause une partie de leur boulot, je pense qu'en pratique ce pourrait surtout être un excellent outil pédagogique.
Etant moi même moniteur diplômé, je sais à quel point il est pénible de crier des conseils à ses élèves toute la journée sur les pistes... De plus en dehors des cours, le skieur débutant peut vite s'embrouiller et oublier les bonnes consignes. Cet appareil serait un bon outil de rappel.
Mais en fin de compte la pratique du ski n'est pas que de la biomécanique: L'analyse des conditions, la lecture du terrain et l'appréciation des trajectoires sont autant d'autres paramètres dont la maîtrise est nécessaire pour être un bon skieur. Et rien ne remplacera un humain avant longtemps pour surmonter le stress et la peur dans ce sport.
Cette petite découverte aura eut le mérite de me remémorer l'époque ou je soudais des cartes électroniques pour tester mes propres protos de secours en avalanche. Je reste toujours autant persuadé du potentiel des NTIC dans le secteur de la montagne.
A quand une appli iPhone pour se faire guider sur les pistes en fonction de son niveau et de l'état de la neige ? Ca, ce serait un vrai coup dur pour une partie de la profession des pulls rouge, en particulier du côté de Courchevel...
Quelques semaines après le désengagement de Yahoo! dans Kelkoo et la reprise du comparateur par un fond d'investissement, voilà un nouveau mouvement d'ampleur avec une proposition d'OPA amicale du portail Excite envers LeGuide.
Le paradigme du moment semble donc être l'expansion européenne en matière de portail web shopping. Le web local et le shopping sur mobile ne semblent pas être les priorités 2009. Face à la crise, mieux vaut répartir le risque publicitaire sur différents marchés nationaux que sur différents canaux, semble t'il...
Très instructive vidéo qui circule chez Korben et MrBoo a propos de la concentration des infrastructures et services web.
Quelques remarques sur le propos de Benjamin Bayart:
Minitel 2.0 par Benjamin Bayart from gaspard on Vimeo ou sur FDN.
- Les serveurs centralisés c'est le risque que la police débarque chez l'hébergeur sans prévenir et récupère vos données. Certes, mais avoir son serveur chez soi c'est aussi le risque qu'il crame sans prévenir avec toutes les données ou qu'il disjoncte avec le dégât des eaux du voisin du dessus. Un certain degré de centralisation permet non seulement des économies d'énergie mais aussi une réduction du risque.
- Le brevet c'est la fermeture. C'est une idée reçue fausse. La fermeture c'est de ne rien diffuser, de tout garder confidentiel. Ce que fait Michelin avec ses pneus depuis des décennies.
Le brevet oblige a rendre public le procédé, et donc permet de l'améliorer. C'est différent de la logique du libre: c'est à mi chemin entre l'ouverture totale et le top-secret.
- Chacun devrait pouvoir héberger ses contenus dans sa box ou son mobile. L'idée est visionnaire et la barrière principale réside effectivement dans le débit asynchrone des connexions Internet. Voilà un excellent argument au déploiement généralisé de la fibre qui pourrait de cette façon créer une nouvelle vague de révolution des usages.
- La recherche est plus simple quand on centralise. Je n'ai pas évoqué ce point dans ma note à propos de la régulation des moteurs de recherche. C'est pourtant un sujet qui me travaille l'esprit depuis un certain temps. Je suis intimement convaincu que la rupture technologique à Google est dans la décentralisation des recherches.
Juste pour les yeux...
Quel tension hier lors de la seconde manche du slalom.
Julien a réalisé une superbe performance. Pour les amateurs éclairés, la façon dont il s'est récupéré in-extremis dans la seconde manche est une vraie prouesse technique. Sur la patinoire de Bellevarde, récupérer un tel déséquilibre en pleine course n'est donné qu'à une poignée de skieurs dans le monde. On l'a d'ailleurs vu avec les sorties de Grange et Raich... Dommage pour l'or, ce n'est que partie remise aux JO.
Encore bravo Julien. Tu viens rejoindre le palmarès des grands champions de La Plagne !
Comme chaque année c'est le moment de jouer mon coup. Fait notable cette fois-ci: Pendant que je passe mes journée sur mon navigateur, Cedric croise dans les eaux glacées de l'Antarctique. Et pourtant, malgré la distance et les conditions sur place, je peux lui faire parvenir mon coup: C'est pas magique Internet ?!
Aucun suspens du côté de l'échiquier: Je dois impérativement placer mon Roi hors de danger sans offrir une grosse fourchette à Cedric. Bref, aucune alternative à la case e7:
1. d4 f5
2. e4 fxe4
3. Nc3 Nf6
4. g4 h6
5. d5 Rg8?!
6. d6 e6
7. g5 hxg5
8. Bxg5 cxd6
9. Bxf6 Qxf6
10. Nxe4 Qe5
11. Bd3 d5
12. Nf3 Qf4
13. Ne4-g5 Rg8-h8
14. Bd3-g6+ Ke7
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