One more step
L'essentiel n'est pas de savoir où l'on va mais de profiter de la promenade
L'essentiel n'est pas de savoir où l'on va mais de profiter de la promenade
Les premiers comparateurs agrées ont été dévoilé en cette période de soldes. Après avoir travaillé à la création d'une charte sous l'égide de la FEVAD, les sites de comparaison de prix ont été audités par EY afin de vérifier la bonne tenue de leurs engagements.
Cette charte est une bonne chose car le domaine de la comparaison de prix mélange allègrement sociétés professionnelles et amateurs talentueux et opportunistes parfois peu scrupuleux. L'information délivrée a souvent un impact significatif sur les achats des consommateurs.
Les principales avancées de cette charte sont les suivantes:
C'est donc une avancée pour les consommateurs & les e-marchands. Maintenant un des enjeux est de motiver les nombreux comparateurs absents à faire un effort pour se professionnaliser et se doter à leur tour de règles de déontologie.
La charte actuelle a le mérite d'exister et j'espère bien qu'elle sera aussi amenée à évoluer. Plusieurs points méritent reflexion:
Souhaitons que cette initative inspire d'autres professions connexes au e-commerce (Affiliation, Transports...) pour le plus grand bénéfice des e-acheteurs et donc la pérénnité du commerce sur le net.
Liens:
L'une des questions qui se pose à tout e-commerçant à chaque fois qu'il a un nouveau besoin pour sa boutique, c'est de savoir s'il doit installer le service chez lui ou s'appuyer sur un prestataire.
Dans le domaine informatique, une manière de répondre à cette demande consiste à fournir des services hébergés clef en main: S.A.A.S (software-as-a-service).
Une première différence se situe au niveau de la tarification: Au lieu de payer une licence et un serveur informatique, vous payez un abonnement proportionnel à l'utilisation que vous faîtes de l'application.
Malheureusement, bien souvent l'offre SAAS est dotée de frais d'entrée et de seuils minimums qui la rendent peu avantageuse pour de l'usage occasionnel.
La mutualisation inhérente à ce type d'approche la rend toutefois généralement plus compétitive pour un usage modéré.
Second point qui différencie les offres SAAS: La maintenance et l'évolution de l'outil. Le coût de maintenance des applications informatiques est très souvent passé à la trappe lors du choix d'une solution. Or cela fait une grosse différence dans la durée. L'éditeur SAAS sera plus enclin a faire évoluer sa solution régulièrement que l'e-marchand qui doit être sur tous les fronts. Le revers de la médaille est que les customisations très spécifiques sont très souvent hors de prix en mode SAAS (voire parfois impossibles).
Enfin un dernier point mérite attention avant de s'engager sur une solution en mode SAAS: Les conditions de récupération de données traitées. Selon que le service rendu est critique ou non, il peut devenir extrêmement important pour le marchand de pouvoir disposer de ses données librement. Malheureusement le stockage et la restitution des données deviennent bien souvent un argument de rétention des clients pour certains éditeurs SAAS. Cette "fidélisation forcée" n'est pas un bon pari sur le long terme mais très efficace dans des périodes de fort dynamisme (+30% de boutiques crées depuis le début de l'année).
La FEVAD organise une réunion avec 4 éditeurs SAAS prochainement pour ceux qui souhaitent en savoir plus. Du côté de Discounteo on utilise le mode SAAS pour les fonctionnalités suivantes:
- Envoi des e-mailings (emailvision)
- Agent conversationnel (Téa - VirtuoZ)
- Affiliation (Affilinet - à ma connaissance peu d'alternatives non SAAS aujourd'hui)
- Acceuil téléphonique (SFR)
- Tracking (Google analytics)
- Moteur de recherche (Antidot)
- Suivi des performances (IP-label)
Sans oublier tout ce qui relève des paiements.
Les comparateurs de prix sont des acteurs du ecommerce très sollicités par les consommateurs en ces temps de récession économique.
S'ils sont très bons pour comparer les produits et les e-marchands, il est en revanche peu fréquent de comparer leurs performances.
Voici l'évolution de leurs audiences respectives sur ces derniers mois d'après les stats du tout puissant Google.
Dans la première ligue, on trouve les poids lourds qui n'hésitent pas à investir en Adwords ou publicité TV. La nette avance de Kelkoo qui existait à noel 2007 a très nettement fondu et Leguide est passé légèrement en tête depuis le début d'année. A noter également la montée en puissance de Twenga qui coïncide étrangement avec une forte baisse d'Achetezfacile. L'un a t'il récupéré les places de l'autre en référencement naturel ?
En seconde ligue, j'ai sélectionné des acteurs moins connus mais très performants. On y constate la montée en force lente mais certaine de Shopzilla, le spécialiste US qui veut prendre sa part de marché en France. De mon point de vue e-marchand c'est l'acteur doté du plus bel outil backoffice pour piloter sa campagne. A noter aussi que le décollage remarquable de Nextag depuis l'automne dernier.
Ce petit panorama est très incomplet, il manque d'importants acteurs (Ciao, Pricerunner, etc...). Peu importe: Le fait marquant est la convergence flagrante des audiences de chaque groupe autour r d'un même niveau. La contraction du marché publicitaire doit certainement contraindre ces sites à rationaliser leurs leviers d'acquisition, et les méthodes ne sont pas légions...
Une conséquence pourrait bien être la consolidation du secteur: Une concurrence rude et morcellée est rarement un état stable sur le long terme. D'autant plus que les synergies entre portails sont à priori évidentes (force commerciale, achat de trafic et techno).
La première question est donc de savoir qui va croquer qui et à quelle date ?
La seconde: Est ce que les protagonistes auront la bénédiction de Google ?...