Les leçons du passé valent aussi pour les entreprises du futur

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Le gouvernement a souhaité restreindre l'entrée de Yahoo! au capital de Dailymotion à 50% ce qui a entraîné l'échec de l'opération financière. Du coup les critiques fusent sur le mauvais signal donné à l'étranger: Les investisseurs en France seraient horrifiés car les politiciens peuvent prendre leurs capitaux en otage et les empêcher de vendre...

Je trouve cette critique pour le coup très malvenue. Non seulement aux Etats Unis et dans de nombreux pays, racheter une société de pointe n'est pas chose aisée pour une compagnie étrangère, mais surtout concernant Yahoo! c'est faire peu de cas du passé.

Les défenseurs du deal avec Yahoo! ne semblent pas avoir appris grand chose de l'echec du rachat de Kelkoo: Fleuron du net il y a 8 ans, voilà l'exemple type d'une intégration foirée qui a laissé des traces dans le bassin industriel grenoblois ou les subventions de l'état on été pourtant copieusement distribuées.

Yahoo! n'a pas encore démontré sa capacité à se réinventer malgré l'arrivée de sa nouvelle patronne. Il serait bien naïf de retenter le même pari en misant le futur de Dailymotion et du savoir faire de ses équipes. Tout le monde fait des erreurs mais la pire c'est de ne pas en tirer de leçon !

Le patron d'Orange indique que Yahoo! semble le meilleur partenaire industriel au monde pour pénétrer le marché US et rivaliser avec Google/Youtube. A court terme cela semble une évidence pour tout observateur. A long terme personnellement j'en doute et je comprend que des hommes politiques refusent de se résigner à abandonner tout projet de filière numérique européenne. L'enjeu va au delà des facilités à se financer pour les start-ups. Il en va de notre capacité à rester souverains de notre information et de notre savoir.

Reste à voir ce qui sera proposé pour Dailymotion. Il est facile de s'opposer, le plus dur reste à faire pour proposer une meilleure sortie.

ps: Du coup @fredmontagnon m'a mis le pied à l'étrier pour reprendre mon blog sous Overblog. Je le soupçonne d'avoir fait tout calculé dans ce but :-)

Il existe bien une porte de sortie de chez Google

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Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel ...

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Cet article est reposté depuis libertarien.

Une douce euphorie s'est répandue cette année parmi les participants au Forum de Davos, sans doute heureux d'être encore en vie après les grandes frayeurs de l'an dernier, et en particulier la perspective d'une possible disparition de l'euro.

L'euro étant provisoirement sauvé par les tombereaux de monnaie déversés par la BCE dans le système bancaire et étatique, les festivaliers se sont laissés aller jusqu'à imaginer pour l'Europe une "résurrection flamboyante" (Klaus Schwab, fondateur de Davos, cité par Le Matin).

Cet optimisme est pourtant démenti par la récession dans laquelle plongent la plupart des pays européens, l'année 2013 s'annonçant d'ores et déja comme une "année horribilis". L'économie s'obstine à ne pas redémarrer, malgré la création monétaire à outrance en Europe, au Japon, et aux Etats-Unis. Dans ce dernier pays on vient d'apprendre que l'économie s'est contractée de 0,1% au quatrième trimestre 2012 (c'est ainsi le plus mauvais trimestre depuis 2009).

La raison? les centaines de milliards de dollars injectés par les banques centrales ne diffusent pratiquement pas dans l'économie réelle. Les entreprises et les particuliers n'en voient pas la couleur, car l'argent reste dans le circuit fermé des banques et des Etats dont elles financent les dettes.

J'en ai fait l'expérience tout récemment avec ma propre entreprise : impossible d'obtenir le moindre prêt des banques européennes. C'est une banque israélienne qui y a consenti, nous aidant ainsi à financer le cash flow nécessaire à notre croissance. Nous sommes une entreprise déja d'une certaine taille, bien visible dans l'écosystème Internet, et en forte croissance. Combien d'entreprises plus modestes, ou moins bien connectées, sont acculées à la cessation de paiements par cette paralysie des banques?

L'économie réelle manque de financements, et simultanément les bulles financières nourries par les banques centrales grossissent : bulles de la dette des Etats, et aussi bulle boursière, en tout cas aux Etats-Unis.

La dette des Etats ne fait que s'accroître, les gouvernements étant unanimement incapables de faire les coupes qui seraient nécessaires, mais que les opinions refusent.

La bulle boursière américaine fait peur: Il est sidérant de voir l'indice Dow Jones tout proche de franchir ses plus hauts niveaux historiques - il est déja plus haut qu'en 2001 lors de la bulle Internet, et atteint son niveau de 2008 avant l'explosion de la bulle des crédits immobiliers "subprime". Jusqu'ou cela peut-il encore monter ? Ne percevons-nous pas déja certains signes de craquements ?

Le fameux proverbe boursier le dit: les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.

Dieu sait ou la fuite en avant organisée par les gouvernements et les banques centrales va nous mener.

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  • e-commerçant basé à Toulouse (fondateur et directeur de Discounteo.com) Daniel

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